Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les entreprises actives à l'international ont connu une période particulièrement chahutée. Elles ont dû apprendre à se préparer à l'imprévisible, notamment en s'assurant contre les risques de résiliation de contrats commerciaux résultant de sanctions commerciales ou d'un embargo notamment. Une bonne habitude qu'elles ont tout intérêt à conserver, selon Raphaël Cecchi, Country and Sector Risk Analyst chez Credendo.

Chine : naïveté des Occidentaux

En usant de la menace ou en relevant les droits de douane à tour de bras, Donald Trump a ébranlé le commerce international et a remis en cause des accords commerciaux avec nombre de partenaires des USA, du Mexique à la Chine en passant par l'Union européenne. " Même si l'on ne peut que déplorer la forme, le Président Trump a aussi mis le doigt sur la trop longue complaisance naïve des Occidentaux à l'égard de la Chine ", souligne Nabil Jijakli, Group Deputy CEO de Credendo. " Les modalités des échanges doivent être revues et les règles doivent être respectées, notamment en matière de transferts de technologie, de propriété intellectuelle ou de subsidiation des entreprises publiques chinoises. Elles sont bien trop favorables à la Chine devenue deuxième puissance économique mondiale ".

" Le futur ex-président des États-Unis a (toutefois) frappé tous azimuts, s'en prenant à la Chine, mais aussi aux voisins des États-Unis, à l'Europe, à la Russie, etc. ", embraie Raphaël Cecchi. " Sans coordination, sa politique n'a toutefois pas été particulièrement efficace, le déficit commercial des États-Unis ayant continué d'augmenter ".

Opportunités pour les entreprises européennes

Dans ce contexte, Joe Biden ne changera vraisemblablement pas de cap par rapport à la Chine, mais " il devrait se montrer moins conflictuel et raviver le multilatéralisme ", pointe Nabil Jijakli. " Une action concertée associant les États-Unis et ses principaux partenaires sera plus efficace pour rééquilibrer le commerce mondial. L'Europe, qui demeure une puissance commerciale de premier plan, aura ainsi l'occasion de défendre ses positions et de mettre en avant ses normes de protection des consommateurs et de l'environnement ".

Globalement, les entreprises européennes pourraient être les premières bénéficiaires de la politique attendue de Joe Biden, selon Raphaël Cecchi. " Elles voient s'éloigner les menaces de Donald Trump qui avait déjà décidé de surtaxer une série de produits européens et menaçait le secteur automobile d'importants droits de douane. Plus largement, l'approche plus prévisible et plus policée attendue de Joe Biden devrait offrir une sécurité indispensable au commerce international, profitant notamment aux entreprises des économies très ouvertes, comme la Belgique ".

Des risques persistants

" Gare toutefois à l'excès d'euphorie ", avertit l'analyste de Credendo. " Les tensions commerciales et le protectionnisme montaient déjà avant l'élection de Donald Trump, la longue période d'ouverture au libre-échange qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale étant définitivement derrière nous. L'arme commerciale a aussi été utilisée à des fins géopolitiques par plusieurs pays, dont la Chine ou le Japon vis-à-vis de la Corée du Sud. Ces conflits ne disparaîtront pas avec le changement de président aux États-Unis ".

" Pour les entreprises actives à l'international, il demeure donc essentiel de mesurer les risques et de s'en prémunir ", embraie Nabil Jijakli. " C'est ce qu'offrent nos analyses et notations pays ainsi que nos couvertures contre les risques d'impayés et de résiliation, qui incluent, par exemple, les sanctions commerciales, les embargos, etc. ".

Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les entreprises actives à l'international ont connu une période particulièrement chahutée. Elles ont dû apprendre à se préparer à l'imprévisible, notamment en s'assurant contre les risques de résiliation de contrats commerciaux résultant de sanctions commerciales ou d'un embargo notamment. Une bonne habitude qu'elles ont tout intérêt à conserver, selon Raphaël Cecchi, Country and Sector Risk Analyst chez Credendo.En usant de la menace ou en relevant les droits de douane à tour de bras, Donald Trump a ébranlé le commerce international et a remis en cause des accords commerciaux avec nombre de partenaires des USA, du Mexique à la Chine en passant par l'Union européenne. " Même si l'on ne peut que déplorer la forme, le Président Trump a aussi mis le doigt sur la trop longue complaisance naïve des Occidentaux à l'égard de la Chine ", souligne Nabil Jijakli, Group Deputy CEO de Credendo. " Les modalités des échanges doivent être revues et les règles doivent être respectées, notamment en matière de transferts de technologie, de propriété intellectuelle ou de subsidiation des entreprises publiques chinoises. Elles sont bien trop favorables à la Chine devenue deuxième puissance économique mondiale "." Le futur ex-président des États-Unis a (toutefois) frappé tous azimuts, s'en prenant à la Chine, mais aussi aux voisins des États-Unis, à l'Europe, à la Russie, etc. ", embraie Raphaël Cecchi. " Sans coordination, sa politique n'a toutefois pas été particulièrement efficace, le déficit commercial des États-Unis ayant continué d'augmenter ".Dans ce contexte, Joe Biden ne changera vraisemblablement pas de cap par rapport à la Chine, mais " il devrait se montrer moins conflictuel et raviver le multilatéralisme ", pointe Nabil Jijakli. " Une action concertée associant les États-Unis et ses principaux partenaires sera plus efficace pour rééquilibrer le commerce mondial. L'Europe, qui demeure une puissance commerciale de premier plan, aura ainsi l'occasion de défendre ses positions et de mettre en avant ses normes de protection des consommateurs et de l'environnement ".Globalement, les entreprises européennes pourraient être les premières bénéficiaires de la politique attendue de Joe Biden, selon Raphaël Cecchi. " Elles voient s'éloigner les menaces de Donald Trump qui avait déjà décidé de surtaxer une série de produits européens et menaçait le secteur automobile d'importants droits de douane. Plus largement, l'approche plus prévisible et plus policée attendue de Joe Biden devrait offrir une sécurité indispensable au commerce international, profitant notamment aux entreprises des économies très ouvertes, comme la Belgique "." Gare toutefois à l'excès d'euphorie ", avertit l'analyste de Credendo. " Les tensions commerciales et le protectionnisme montaient déjà avant l'élection de Donald Trump, la longue période d'ouverture au libre-échange qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale étant définitivement derrière nous. L'arme commerciale a aussi été utilisée à des fins géopolitiques par plusieurs pays, dont la Chine ou le Japon vis-à-vis de la Corée du Sud. Ces conflits ne disparaîtront pas avec le changement de président aux États-Unis "." Pour les entreprises actives à l'international, il demeure donc essentiel de mesurer les risques et de s'en prémunir ", embraie Nabil Jijakli. " C'est ce qu'offrent nos analyses et notations pays ainsi que nos couvertures contre les risques d'impayés et de résiliation, qui incluent, par exemple, les sanctions commerciales, les embargos, etc. ".