YouTube, Instagram, WhatsApp et autres Facebook ont un point en commun: l'envol de leur popularité correspond au décollage de la 3G et de la 4G aux États-Unis. Un timing parfait. Plus tôt aurait été trop tôt: le marché n'était pas prêt. Plus tard aurait été trop tard: le marché aurait déjà été pris.

On n'ira pas jusqu'à jurer qu'une startup d'aussi haut niveau pourrait naître en Belgique si la 5G y était déployée en primeur (quoique...), mais force est de constater qu'il existe une corrélation directe entre l'adoption d'une technologie et le développement de services qui en découlent. Et ceci vaut particulièrement pour la 5G en raison de la multitude de domaines où elle peut apporter bien plus qu'une évolution. Un exemple: en Suède, la mine de Kankberg est connue pour ses gisements d'or et de tellure. Mais sa prospection est dangereuse. Pour cette raison, Ericsson et ses partenaires y ont mis en place un réseau 5G souterrain. Désormais, on n'y envoie plus d'hommes pour explorer tunnels et galeries. Ce sont des drones, télécommandés depuis la surface, qui vont inspecter la mine. La 5G rend ainsi possible des réalisations sans commune mesure en termes de sécurité, mais aussi beaucoup plus rapide et donc plus économique.

La 5G, un outil primordial dans un monde post pandémie

Alors que les effets de la pandémie se prolongent, voire s'aggravent, la 5G doit être vue comme une clé à triple usage. Elle peut apporter des solutions concrètes à des problèmes actuels (soulager les hôpitaux via la médecine à distance, améliorer les conditions du télétravail, faciliter l'enseignement à distance,...), favoriser le redémarrage de notre économie via l'investissement dans les infrastructures, et permettre à des entrepreneurs d'exploiter les opportunités nées de ces circonstances. Le tout, bien sûr, serait hautement bénéfique pour l'emploi.

Rémi de Montgolfier - General Manager Ericsson Belgium & Luxembourg

Jobs, jobs, jobs

Par la lenteur de leur adoption voici plusieurs années, l'Europe a raté les "trains" de la 3G et de la 4G. Aujourd'hui, une nouvelle donne est sur la table. Bien plus ambitieuse, encore plus prometteuse. Gunther Oettinger, l'ancien Commissaire européen en charge de l'Economie numérique, jugeait la 5G "cruciale socio-économiquement". D'autres avis vont dans le même sens. Voici quelques mois, la FEB évaluait à 36.000 le nombre d'emplois qui pourraient être créés chez nous autour de la mise en place de la 5G. Pour les entrepreneurs de Belgique, l'opportunité est là. Il reste à la saisir.

Auteur : Rémi de Montgolfier - General Manager Ericsson Belgium & Luxembourg

YouTube, Instagram, WhatsApp et autres Facebook ont un point en commun: l'envol de leur popularité correspond au décollage de la 3G et de la 4G aux États-Unis. Un timing parfait. Plus tôt aurait été trop tôt: le marché n'était pas prêt. Plus tard aurait été trop tard: le marché aurait déjà été pris.On n'ira pas jusqu'à jurer qu'une startup d'aussi haut niveau pourrait naître en Belgique si la 5G y était déployée en primeur (quoique...), mais force est de constater qu'il existe une corrélation directe entre l'adoption d'une technologie et le développement de services qui en découlent. Et ceci vaut particulièrement pour la 5G en raison de la multitude de domaines où elle peut apporter bien plus qu'une évolution. Un exemple: en Suède, la mine de Kankberg est connue pour ses gisements d'or et de tellure. Mais sa prospection est dangereuse. Pour cette raison, Ericsson et ses partenaires y ont mis en place un réseau 5G souterrain. Désormais, on n'y envoie plus d'hommes pour explorer tunnels et galeries. Ce sont des drones, télécommandés depuis la surface, qui vont inspecter la mine. La 5G rend ainsi possible des réalisations sans commune mesure en termes de sécurité, mais aussi beaucoup plus rapide et donc plus économique.Alors que les effets de la pandémie se prolongent, voire s'aggravent, la 5G doit être vue comme une clé à triple usage. Elle peut apporter des solutions concrètes à des problèmes actuels (soulager les hôpitaux via la médecine à distance, améliorer les conditions du télétravail, faciliter l'enseignement à distance,...), favoriser le redémarrage de notre économie via l'investissement dans les infrastructures, et permettre à des entrepreneurs d'exploiter les opportunités nées de ces circonstances. Le tout, bien sûr, serait hautement bénéfique pour l'emploi. Par la lenteur de leur adoption voici plusieurs années, l'Europe a raté les "trains" de la 3G et de la 4G. Aujourd'hui, une nouvelle donne est sur la table. Bien plus ambitieuse, encore plus prometteuse. Gunther Oettinger, l'ancien Commissaire européen en charge de l'Economie numérique, jugeait la 5G "cruciale socio-économiquement". D'autres avis vont dans le même sens. Voici quelques mois, la FEB évaluait à 36.000 le nombre d'emplois qui pourraient être créés chez nous autour de la mise en place de la 5G. Pour les entrepreneurs de Belgique, l'opportunité est là. Il reste à la saisir.Auteur : Rémi de Montgolfier - General Manager Ericsson Belgium & Luxembourg