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Ce jeudi, la Banque centrale européenne a confirmé le maintien de sa politique monétaire accomodante. Les achats d'actifs dans le cadre du programme d'urgence face à la pandémie se feront même à un rythme plus élevé. Tout doit être mis en oeuvre pour éviter de freiner la reprise.

La Banque centrale européenne table désormais une croissance de la zone euro de 4.6% cette année. Elle a également revu ses prévisions d'inflation à la hausse. Et mise désormais sur une inflation à 1,9% cette année. Le montant de l'enveloppe de 1.850 milliards d'euros pour l'achats de titres dans le cadre du "programme d'achats d'urgence face à la pandémie" (PEPP) reste lui inchangé. Et devrait se poursuivre au moins jusqu'à mars 2022 .

Taux d'intérêt au plus bas, TLTRO et APP confirmés. La Banque centrale européenne garde tout son arsenal en place. Pas question non plus de commencer à réduire les achats massifs de dettes dans le cadre du PEPP, le programme d'achat d'urgence face à la pandémie.

La Banque Centrale Européenne espère que les données des prochains trimestres viendront confirmer la pertinence de son programme d'achats d'urgence en cas de pandémie. Un programme de 1.850 milliards d'euros, dont se félicite le gouverneur de la Banque du Portugal, membre du conseil de la BCE.

Comme attendu, la Banque centrale européenne a maintenu ce jeudi ses taux directeurs à leur plus bas historique. Par ailleurs, la BCE va accélérer le rythme de ses rachats de dette afin de calmer la nervosité des marchés face à une récente hausse des taux obligataires. Si elle a légèrement relevé ses prévisions d'inflation, l'institution exclut un retour en force de la hausse des prix.

A la Banque Nationale, Tom Dechaene surveille les banques. Des banques qui, pour la plupart, sont devenues des filiales de groupes étrangers. Pour le moment les transferts d'argent de ces filiales belges vers les maisons-mères ne sont pas excessifs. Une loi pose des limites. Mais cette loi est menacée au niveau européen.

Plus de 100 économistes ont lancé un appel à annuler les dettes publiques détenues par la Banque Centrale Européenne. Selon eux, il en va de la reconstruction sociale et économique de l'Europe après la pandémie de la Covid-19. Un nouveau moment fondateur de l'histoire européenne doit être écrit.

Taux inchangés, TLTRO améliorés, PEPP augmenté, la banque centrale européenne renforce ses instruments pour aider la zone euro a passer le cap de la pandémie.

A l'occasion du forum annuel de Sintra, organisé de manière virtuelle depuis Francfort en raison de la pandémie, les présidents de la BCE et de la Fed ainsi que le gouverneur de la Banque d'Angleterre ont salué les avancées concernant un futur vaccin contre la Covid-19. Ils se sont néanmoins montrés prudents sur les perspectives de reprise économique.

Sans surprise, la BCE a opté ce jeudi pour le statu quo monétaire. Les taux restent donc à leur plus bas historique. L'institution a néanmoins tenu à passer un message fort pour rassurer marchés et investisseurs, tétanisés par la seconde vague de coronavirus. Les équipes de la BCE sont au travail pour les ajustements nécessaires qui seront annoncés en décembre prochain.

C'était attendu, la présidente de la banque centrale a annoncé le maintien de ses taux directeurs à leur plancher historique, et la poursuite de ses rachats massifs de dette. Pour rappel, l'institution de Francfort a engagé 1.350 milliards d'euros en programme d'urgence pour faire face à la pandémie.

4% en juillet et -0,2% en août. L'inflation de la zone euro est loin en dessous de l'objectif de 2% de la banque centrale européenne. Le report des soldes et la baisse de la TVA en Allemagne n'expliquent pas tout.