Tout sur commerçants

Le moral des commerçants du pays est en berne à l'approche de la session de soldes de janvier. Six sur dix d'entre eux disent avoir enregistré une baisse de leur chiffre d'affaire de dix pour cent. Et craignent que la baisse de fréquentation couplée à la fin du moratoire sur les faillites ne vienne encore peser davantage sur leur activité.

Un Black Friday qui dure une semaine. Un Boxing Day qui dure un mois entier au Royaume-Uni... Ces grosses opérations marketing génèrent désormais une certaine lassitude chez les consommateurs. Pourtant ils sont nombreux à avoir déjà débuté leurs achats aux Etats-Unis, inquiets des pénuries.

Un Black Friday qui dure une semaine. Un Boxing Day qui dure un mois entier au Royaume-Uni... Ces grosses opérations marketing génèrent désormais une certaine lassitude chez les consommateurs. Pourtant ils sont nombreux à avoir déjà débuté leurs achats aux Etats-Unis, inquiets des pénuries.

Chez nous, la réouverture des magasins français inquiète. Il faut dire que les commerces non essentiels sont également ouverts en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Les commerçants belges craignent donc de voir les consommateurs partir faire leurs courses de fin d'année à l'étranger. Ce qui signifierait la fin pour beaucoup d'entre eux.

Cinquante membres de Comeos, et la fédération des entreprises de Belgique ont adressé ce mardi une lettre au fédéral. Ils demandent de l'aide pour payer leurs loyers. Des loyers qui représentent 10 à 20% de leur chiffre d'affaires, un fardeau insurmontable pour certain alors que les enseignes sont fermées.

Les premiers chiffres le confirment, le début des soldes est pour le moins décevant. Malgré des rabais conséquents, les clients ne sont pas au rendez-vous. La faute, selon les commerçants, aux mesures prises pour contenir la propagation du coronavirus, et notamment l'obligation de faire ses achats seul.

Selon une enquête de l'UCM, l'inquiétude est palpable chez les commerçants à deux jours du début des soldes. 80% d'entre eux estiment la fréquentation plus faible qu'à la normale, Et craignent que les nouvelles mesures du gouvernement ne compliquent davantage la situation.

La grève des transports n'en fini plus dans l'Hexagone. Le mouvement, devenu hier le plus long du genre depuis plus de 30 ans, pèse de plus en plus sur l'activité et le moral des commerçants, tout particulièrement à Paris. D'autant que la perspective d'une résolution du conflit semble encore bien éloignée.