Tout sur FEB

Derrière les murs de la Fédération des Entreprises de Belgique, c'est la déception et l'incompréhension. Les syndicats refusent les mesures proposées par les employeurs. Des mesures de flexibilité censées permettre aux entreprises de continuer à travailler dans l'éventualité où le variant Omicron provoquerait un pic d'absentéisme. Les syndicats estiment qu'il faut d'abord utiliser les solutions déjà disponibles avant de proposer de nouvelles idées.

La Fédération des Entreprises de Belgique a présenté son dernier bilan de la situation économique en Belgique. Si le redressement économique s'est poursuivi en 2021, les entreprises sondées par la FEB se veulent prudentes pour 2022. Elles se disent exposées à une explosion de leurs coûts.

La Cyber Security Coalition, qui regroupe près de 100 acteurs du monde universitaire, des services publics et des entreprises privées actifs en matière de cybersécurité a décerné aujourd'hui son prix de la personnalité de l'année à Rosanna Kurrer, de l'organisation Cyberwayfinder.

Les prix ont augmenté de 5,64% au mois de novembre en Belgique. D'après l'office belge des statistiques, il s'agit là du niveau le plus élevé depuis 2008.

Les nouvelles mesures décidées en comité de concertation pour contenir la quatrième vague de covid-19 entreront en vigueur ce weekend. Parmi elles, le retour du télétravail obligatoire quand c'est possible. Une obligation inutile, selon le monde patronal qui dénonce une nouvelle charge administrative pour un très faible gain sanitaire.

Bozar abrite l'exposition consacrée à David Hockney. Le bâtiment accueille aussi des centaines d'élèves invités de la fédération des entreprises de Belgique. Ils ont entre 17 et 28 ans et ils sont venus participer à la la dernière édition de Young Talent in Action. Pas question ici de trouver des offres d'emplois. Non, le but de cette journée, c'est de rencontrer des secteurs, des entreprises et de poser toutes les questions sur les métiers de demain.

Les patrons flamands, représentés par le Voka, ont qualifié la colère syndicale de disproportionnéé et incompréhensible. Du côté de la FEB et d'UCM on rappelle que la loi de 96 concerne également la compétitivité des entreprises. La changer nuirait à la position concurrentielle de la Belgique.

La FEB, avec ses organisations membres, a développé sa vision pour 2030 sur l'économie circulaire. Selon la fédération patronale, l'industrie belge est déjà pionnière dans ce domaine. Mais le moment est venu de passer à la vitesse supérieure. Une économie circulaire n'est pas seulement bonne pour l'environnement, mais aussi pour notre compétitivité selon la FEB.

Le gouvernement s'explique devant le parlement sur sa proposition de médiation aux partenaires sociaux. La norme salariale est confirmée à 0,4%, plus 2,8% d'inflation. L'exécutif ajoute la possibilité de négocier une prime de 500 euros dans les entreprises qui ont bien performé.

La fédération des entreprises de Belgique déplore la grève. Les employeurs estiment que la hausse de salaires envisagée est significative dans un contexte de crise. Au moins 3,2%, si on prend en compte l'indexation automatique.

La santé des entreprises du Royaume se dégrade de jour en jour. En effet, selon une étude menée de concert par la FEB et Graydon, une société belge sur cinq se trouverait actuellement dans une situation critique, et ce malgré les mesures de soutien. Quelque 50.000 faillites supplémentaires seraient à craindre à cause de la crise de la Covid-19.

L'économie belge devra attendre la mi-2022 pour retrouver son niveau d'avant la pandémie. C'est la prévision de la FEB. Après 2020 et la pire récession de l'après-guerre, le PIB sera encore mal mené durant la première moitié de cette année avant de remonter petit à petit au second semestre, si le vaccination est un succès.

Un accord est finalement intervenu au sein du gouvernement fédéral pour instaurer un nouveau moratoire sur les faillites jusqu'au 31 janvier 2021. D'ici-là, le gouvernement travaillera également sur un nouveau projet de PRJ mieux adapté à la situation actuelle. Et alors que l'UCM salue cette mesure, du côté de la FEB, l'accueil est un peu plus mitigé.

L'impact des nouvelles mesures de restrictions est énorme pour les entreprises. Bon nombre d'employés vont en effet à nouveau se retrouver en chômage temporaire. La FEB demande donc des mesures de soutien structurelles et à plus long terme. Condition sine qua non pour éviter aux entreprises de faire faillite. Du côté des syndicats, on demande des règles plus claires en matière de télétravail mais également une augmentation des allocations de chômage temporaire.

Un reconfinement: non ! le monde économique n'en veut pas. Qu'elles soient petites, grandes, ou moyennes, les entreprises redoutent un second "lockdown" qui pourrait s'avérer dramatique pour nombreuses d'entre elles, dans un contexte déjà très difficile.

Premier sujet du mécontentement: l'enveloppe "bien-être". Un budget d'1 milliard d'euros pour les allocations sociales les plus basses. Patrons et syndicats doivent émettre un avis commun pour débloquer la somme. Mais les employeurs veulent lier le dossier aux discussions à venir pour un futur accord interprofessionnel qui fixera l'évolution des salaires.

C'est un document de sept pages que les partenaires sociaux, membres du Groupe des 10, ont rédigé. Exceptionnel. Syndicats et employeurs parlent d'une seule voix. Ils réclament d'abord un cadre clair et stable pour organiser le travail durant la pandémie de Coronavirus. Mais le plus gros chapitre du texte, c'est la demande d'un plan de relance ambitieux.