Tout sur inégalités

L'économie mondiale devrait croître de 4,7% cette année selon des prévisions de croissance revues à la hausse par les Etats-Unis. Mais la reprise s'annonce longue, et particulièrement compliquée pour les pays en voie de développement, alors que la crise a aggravé les inégalités.

Même en 2021, le monde de l'entrepreneuriat reste un bastion d'homme. Cependant depuis quelques années, un changement s'amorce. Selon les chiffres de l'Inasti, au cours des 5 dernières années, le nombre de femmes cheffes d'entreprise a augmenté de 12%. Ainsi, il y a aujourd'hui près de 148.000 femmes indépendantes en Wallonie et à Bruxelles.

En Europe, pour le même travail, une femme gagne en moyenne 14% de moins qu'un homme. Une situation aggravée par le manque d'information et de transparence sur les salaires pratiqués dans les entreprises. La Commission européenne veut en finir avec ce qu'elle estime être une source d'inégalité.

Le Forum Economique Mondial vient de publier son édition 2021 de l'évaluation des risques. Sans surprise, le Coronavirus a accru les inégalités, entre les pays mais également entre les communautés d'un même pays. Et a fait reculer de plusieurs années les progrés dans la réduction de la pauvreté.

Le FMI prévoit un recul de l'économie mondiale de 4,4% cette année. C'est moins pessimiste que lors de ses prévisions précédentes. La Chine, en particulier, récupère bien mieux que prévu. Mais selon le FMI, la crise Coronavirus durera plus longtemps que prévu, alors que les inégalités ne cessent d'augmenter.

Quelques 2.153 milliardaires dans le monde possèdent davantage d'argent que les 4 milliards et demi les plus pauvres. C'est l'un des constat dressé par le rapport annuel d'Oxfam, à l'occasion du forum économique de Davos. Un rapport qui se focalise cette année sur les nombreuses tâches non rémunérées auxquelles s'adonnent plusieurs millions de femmes sur la planète.

Les vacances approchent, c'est l'heure du bulletin pour les élèves des pays de l'OCDE. Et pour les jeunes du secondaire francophone belge, le bilan est plutôt mitigé, d'après le célèbre classement PISA. C'est mieux que la moyenne en math mais beaucoup moins bien en lecture.

L'égalité financière entre hommes et femmes ne s'est pas grandement améliorée en Wallonie ces dix dernières années. D'après une étude de l'Iweps, le revenu moyen des femmes n'est passé que de 60 à 70% de celui des hommes sur la période, ce qui les rend toujours beaucoup plus dépendantes financièrement.

L'inégalité entre hommes et femmes n'existe pas seulement en terme de salaire ou de place dans la hiérarchie, elle se constate également en terme d'investissement. Selon une étude de la banque ING, les femmes sont, par exemple, moins nombreuses à investir que les hommes. Ce qui n'est pas sans conséquences sur leur pension.

C'est aujourd'hui que s'ouvre le Forum économique mondial de Davos, le grand rassemblement de l'élite économique mondiale. Si l'édition de cette année est marquée par l'absence des présidents américain et français, les risques qui pèsent sur l'économie mondiale sont, quant à eux, plus présents que jamais.

10 ans après la crise, l'ex directeur du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn, estime que la montée des populismes en Europe est un pur produit de la mauvaise gestion de la crise. Elle aurait favorisé l'explosion des inégalités.

Pour la première fois depuis dix ans, les Belges ont vu leur richesse diminuer au premier trimestre de cette année. Une situation liée à une augmentation moins importante de leur patrimoine financier et à un endettement qui a davantage progressé.

Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. C'est ce que dénonce l'ONG britannique Oxfam dans un rapport publié en amont du World Economic Forum (WEF) qui s'ouvre mardi à Davos.