Tout sur Inflation

La BCE va ralentir légèrement ses rachats d'actifs. Un acte de recalibrage. Et qu'elle compte mettre en oeuvre pas à pas. Signe que l'économie s'améliore. Et que l'heure de la fin des politiques ultra-accommodantes des banques centrales approche.

En Afghanistan, le commerce s'est effondré depuis l'attentat suicide près de l'aéroport. Sur un marché de Kaboul, les vendeurs sont nombreux mais les acheteurs beaucoup moins. Un défi pour les talibans dans un contexte de flambée des prix et avec une monnaie qui ne cesse de se déprécier depuis leur arrivée au pouvoir.

Les marchés boursiers européens virent au rouge aujourd'hui. Les investisseurs craignent que la Federal Reserve ne réduise son programme d'achats d'actifs d'ici la fin de l'année. Mais il n'y pas que ça qui préoccupe les marchés. En effet, la progression du variant Delta pourrait menacer la reprise et par conséquent, peser sur les marchés boursiers dans les semaines, voire les mois à venir.

Ce jeudi, la Banque centrale européenne a confirmé le maintien de sa politique monétaire accomodante. Les achats d'actifs dans le cadre du programme d'urgence face à la pandémie se feront même à un rythme plus élevé. Tout doit être mis en oeuvre pour éviter de freiner la reprise.

Une croissance économique plus rapide que prévu, c'est ce qu'annonce la Commission européenne. La Commission s'est aussi penchée sur la Belgique qui devrait faire mieux que la moyenne de la zone euro avec une croissance à 5,4% cette année. Notre pays retomberait sous la moyenne l'année suivante avec 3,7%.

Les économistes d'ING prévoient une forte croissance un peu partout dans le monde cette année. Elle devrait atteindre 8% en Chine, 7% aux États-Unis et 4,5% en Belgique ainsi que dans la zone euro. Autre bonne nouvelle, d'après la banque, le tsunami redouté de faillites et de pertes d'emplois a peu de chance de se produire. Cependant, il existe un risque inflationniste structurelle. Même si celui-ci est plus préoccupant aux États-Unis que dans la zone euro.

Le président de la Réserve fédérale américaine a rassuré les marchés. Auditionné hier soir par les parlementaires américains, Jerome Powell a assuré qu'il continuerait à donner la priorité absolue à l'amélioration du marché du travail. S'agissant de la poussée inflationniste, il a une nouvelle fois considéré qu'elle n'était que temporaire.

La Reserve fédérale américaine a revu à la hausse ses projection d'inflation. 3,4% cette année, bien plus que les 2,4% anticipés en mars. Une majorité des membres de la Fed estime que les taux directeurs devront être relevés deux fois d'ici la fin de 2023.

Après avoir perdu 40% de sa valeur l'année dernière le Bel 20 retrouve son niveau d'avant-pandémie et a dépassé toutes les pertes liées à la crise sanitaire. Avec toutefois un peu de retard par rapport aux autres indices européens.

La Banque centrale européenne table désormais une croissance de la zone euro de 4.6% cette année. Elle a également revu ses prévisions d'inflation à la hausse. Et mise désormais sur une inflation à 1,9% cette année. Le montant de l'enveloppe de 1.850 milliards d'euros pour l'achats de titres dans le cadre du "programme d'achats d'urgence face à la pandémie" (PEPP) reste lui inchangé. Et devrait se poursuivre au moins jusqu'à mars 2022 .

L'OCDE est de plus en plus optimiste quant aux perspectives de reprise de l'économie mondiale. Par exemple, l'organisation des pays industrialisés s'attend à ce que une croissance de l'économie de la zone euro de 4,3 % cette année. Des prévisions positives, dues en partie à l'avancée des campagnes de vaccination. Pourtant, l'OCDE prévient que la reprise mondiale est loin d'être gagnée.

La hausse rapide du coût des matières premières a entraîné une augmentation plus importante que prévu des prix à la production en Chine. Une hausse rapide qui a alimenté ce mardi les inquiétudes concernant une inflation non maîtrisée qui pourrait avoir un impact mondial. Il faut dire que la Chine est le plus grand exportateur au monde.

La Fed n'a pas surpris hier soir. Comme prévu, les vannes restent grand ouvertes pour soutenir la reprise économique et l'emploi. Si Jerome Powell s'est montré plus optimiste quant aux perspectives économiques, il n'a pas encore donné de signal ou de timing concernant un éventuel resserrement monétaire.

La livre turque a plongé de 17% ce lundi, proche de son plus bas historique, après le limogeage du gouverneur de la banque centrale.Naci Agbal, en poste depuis 5 mois a été sanctionné pour ses hausses d'intérêt massives, pas au goût du président turc Erdogan. C'est le troisième changement à la tête de la banque centrale turque en 2 ans.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré qu'un an après le début de la pandémie mondiale, les pires résultats économiques avaient été évités grâce au soutien agressif des autorités fiscales et de la Fed. Qui comptent poursuivre sur leur lancée.

Selon le département du Travail, l'indice américain des prix à la production a progressé de 0,5% en février. Sur un an, la hausse atteint les 2,8%, soit la plus forte depuis près de deux ans et demi. Et si certains secteurs vont bel et bien profiter de cette augmentation, d'autres, en revanche risquent d'en pâtir.

En 2020, l'inflation en Belgique s'est tassée à 0.4% alors qu'elle était à 1.2% en 2019. Une inflation principalement tirée vers le bas par la chute des prix du pétrole due à la récession économique mondiale. Qui a largement compensé la hausse des prix des produits alimentaires.