Tout sur Inondations

Trois mois après les inondations, les sinistrés vivent une véritable crise du logement. C'est notamment le cas à Pepinster où une soixantaine de maisons doivent être rasées. Pour faire face au besoin criant de logements, chacun tente d'apporter sa pierre à l'édifice. Comme Wallog, qui propose de rénover 1.200 habitations par an grâce à l'investissement citoyen.

La Wallonie devra débourser entre 2,3 et 3 milliards d'euros pour faire face aux conséquences des inondations de juillet dernier. Sur ce montant un milliard sera consacré aux habitations non-assurées pour lesquelles la Région prendra en charge 50% des dégâts.

Le Ministre-Président wallon, Elio Di Rupo, a assuré ce jeudi que les autorités aideraient financièrement toutes les personnes sinistrées après les inondations de la mi-juillet. Toutes, cela veut donc dire également les personnes non-assurées. Un mauvais signal, selon Etienne de Callataÿ, une bonne idée juge, en revanche, Bruno Colmant.

Le gouvernement wallon et les assureurs belges se sont finalement accordés sur l'indemnisation des sinistrés des inondations meurtrières du mois dernier. Au lieu du montant légalement plafonné à 320 millions, les assureurs interviendront jusqu'à 590 millions d'euros. Le reste sera pris en charge par la Région wallonne, alors que les dégâts sont, eux, estimés entre 1,3 et 1,7 milliard d'euros.

Très bon début d'année pour Belfius. Le bancassureur a dégagé au premier semestre, un résultat record de 512 millions d'euros avant provisionnement. Une croissance record qui permettra de gâter son actionnaire, l'Etat belge. Concernant le coût des inondations, Belfius l'évalue actuellement à 100 millions d'euros.

En raison des inondations, plus de 30.000 sinistrés doivent envoyer des photos, des devis ou encore des rapports d'experts à leur courtier. Il faut ensuite traiter ces documents, ce qui n'est pas une mince affaire. C'est la raison pour laquelle Penbox, une startup bruxelloise, a mis gratuitement sa plateforme à disposition des courtiers pour simplifier la gestion des dossiers de sinistre.

Le bilan des inondations en Wallonie a été porté à 41 morts et deux disparus ce mardi. Preuve de l'immensité du drame, pas moins de 202 des 262 communes wallonnes pourront être admises au Fonds des calamités. Pour coordonner la reconstruction et gérer les mesures d'urgence, le gouvernement a décidé d'instaurer un commissariat spécial à la reconstruction

En Wallonie, il faut maintenant reconstruire, redémarrer les activités. C'est crucial pour la survie de nombreux acteurs économiques sinistrés. Pour ce faire les différents outils financiers wallons ont décidé d'unir leurs forces pour soutenir les indépendants, les PME et autres grandes entreprises. Ils proposent des prêts à taux zéro afin de préfinancer l'indemnisation des assurances ou du Fonds des calamités.

La spin-off BitaGreen veut développer des logiciels pour anticiper les dégâts des eaux engendrés par les intempéries. Installer des infrastructures vertes permettrait de mieux collecter les eaux en abondance. Il en va aussi d'une viabilité saine des espaces urbains.

Face à l'ampleur de la catastrophe, le gouvernement wallon a dégagé ce mardi, en urgence, une première enveloppe de 2 milliards d'euros pour la reconstruction de la Wallonie. Un plan d'ores et déjà jugé insuffisant par les autorités. Raison pour laquelle elles mettront également en oeuvre un fonds de solidarité, dont les modalités doivent encore être définies.

L'assureur Ethias a dépêché des cars mobiles de crise dans les entités les plus dévastées par les intempéries. Tous les sinistrés, quelle que soit leur compagnie d'assurance, peuvent venir y chercher les informations les plus utiles pour faire avancer leur dossier d'indemnisation.