Tout sur Michel Barnier

Les États membres européens ont officiellement donné à Michel Barnier le feu vert pour débuter les négociations avec le Royaume-Uni. Le négociateur en chef de la Commission européenne s'est dit prêt. La Grande-Bretagne elle publiera sa propre position jeudi 27 février

Il faudra plus de onze mois pour conclure un accord sur la relation future entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. C'est ce qu'a déclaré ce jeudi Michel Barnier, le négociateur européen pour le Brexit. Le premier ministre britannique Boris Johnson a pourtant exclut pour sa part de prolonger ces discussions au-delà du 31 décembre prochain.

Une éclaircie à l'horizon dans le dossier du Brexit. Alors que devait expirer aujourd'hui le délai accordé aux britanniques pour améliorer leur offre, une solution semble désormais se dégager pour éviter un départ du Royaume-Uni sans accord. Les 27 ont d'ailleurs donné leur accord pour lancer des négociations dites "intenses" avec les Britanniques.

Après l'accueil mitigé qu'a reçu l'ultime proposition de Boris Johnson à Bruxelles, le Premier ministre britannique a présenté ce jeudi son offre au parlement britannique. Une proposition qui, selon lui, représente la dernière chance de conclure un accord sur le Brexit.

Au Luxembourg, les 27 se disent prêts à accorder au Royaume-Uni un report du Brexit au-delà du 12 avril, mais avec des conditions très strictes. Cela pour donner le temps à Theresa May de trouver une majorité alternative avec les travaillistes.

Le parlement britannique a de nouveau rejeté lundi soir toutes les options alternatives au Brexit pour éviter une éventuelle sortie sans accord. Un nouveau rejet qui laisse planer un peu plus le risque d'un hard brexit, à moins que Theresa May réussisse son pari de faire valider l'accord déjà rejeté trois fois par la Chambre des Communes.

Après le rejet ce mardi de l'accord amendé défendu par Theresa May, les scénarios se multiplient. Le moins probable, un Brexit sans accord le 29 mars sera voté ce soir. En cas de rejet, les députés britanniques se prononceront ce jeudi sur les modalités d'extension.

Les dirigeants des 28 se retrouvaient mercredi soir pour un dîner au menu chargé à Salzbourg. Ils tenteront d'apaiser leurs querelles migratoires avant de lancer le compte à rebours final pour boucler les difficiles négociations du Brexit.

L'Union européenne et le Royaume-Uni vont désormais négocier "en continu" pour tenter de débloquer des discussions qui entrent dans leur dernière phase. Le départ des Britanniques de l'Union est attendu en mars 2019.

Des progrès dans le Brexit. L'Union européenne et le Royaume-Uni ont trouvé un accord sur la période de transition. Elle ira de la date du Brexit, fin mars 2019, jusqu'au 31 décembre 2020. But: éviter les conséquences d'une rupture trop brutale et conclure pendant ce temps les accords commerciaux.

Alors qu'un nouveau round de négociations sur le Brexit vient de s'achever, des désaccords importants entre les deux parties risquent de remettre en cause la période transition demandée par Londres.

La Première ministre britannique Theresa May avait demandé une période de transition après le Brexit. La Commission européenne propose qu'elle se termine le 31 décembre 2020. Elle devrait donc durer un peu plus de 20 mois.

La Commission européenne et le Royaume Uni ont fini par tomber d'accord vendredi sur les modalités de leur divorce, ouvrant la voie à des discussions commerciales après des mois de discussions tendues et de coups de théâtre.

Confronté à une "impasse préoccupante" sur le sujet de la facture de sortie du Royaume-Uni, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a toutefois estimé jeudi que des "avancées décisives" étaient possibles dans les deux prochains mois. Son homologue britannique David Davis a pour sa part réitéré son souhait d'aborder sans attendre la question des futures relations commerciales entre les deux camps.

Une nouvelle semaine de négociations pour déterminer les conditions du Brexit s'ouvre ce lundi à Bruxelles. Les négociateurs des deux camps doivent notamment régler la question de la facture de ce divorce.