Tout sur mines

Un site à l'abandon, c'est tout ce qu'il reste aux mineurs de Blyvooruitzicht, depuis que l'entreprise a été placée en liquidation judiciaire il y a 4 ans. Comme beaucoup d'ex-salariés en Afrique du Sud, ils n'ont reçu aucune compensation, et les pouvoirs publics ne font rien pour eux.

Après cinq ans de crise, enfin une éclaircie ? Patrons et analystes de l'industrie minière africaine se retrouvent à partir de lundi au Cap pour leur grand raout annuel, revigorés par la remontée longtemps attendue des prix des matières premières.

Jeunes et vieux, jusqu'aux genoux dans l'eau, l'oeil allumé, ils scrutent avec application la boue au fond de la rivière. Car cette rivière vaut de l'or, au sens propre du terme. Chaque année, avec l'arrivée des beaux jours, les passionnés ratissent le lit de la rivière Kaczawa, près de Zlotoryja, dans le sud-ouest de la Pologne, à la recherche d'infimes particules dorées.

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"Les meilleurs mineurs britanniques travaillent à Kellingley", assure fièrement le panneau à l'entrée du site. Les meilleurs peut-être mais surtout les derniers d'une industrie qui aura profondément marqué l'histoire économique et sociale du Royaume-Uni et vit ses ultimes moments.

Dans l'est de l'Inde, des enfants risquent leur vie chaque jour dans des mines illégales de mica pour extraire ce minérai étincelant, employé par de grandes marques internationales dans la fabrication de cosmétiques et composants électroniques.

L'économie sud-africaine a été bâtie sur les mines d'or du sous-sol de Johannesburg, grâce aux nombreux mineurs non qualifiés, mal payés, et majoritairement noirs. Mais entre les grèves, la chute du prix des matières premières, et l'épuisement de certaines mines, l'industrie est obligée de revoir son modèle économique... Vers plus de machines et moins d'ouvriers.

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Les mines d'Afrique du Sud n'ont longtemps employé que des hommes, et restent encore un secteur très masculin. Mais Bernice et Nozuko font partie des milliers de femmes qui travaillent sous terre, malgré les dangers, notamment celui de harcèlement sexuel.

En République démocratique du Congo, les entreprises du secteur minier emploient plusieurs dizaines de milliers de personnes. Mais c'est loin d'être suffisant pour donner du travail à chacun dans un pays parmi les moins développés de la planète.