Tout sur mineurs

Malgré ses 77 ans, Clara Maitse travaille toujours comme un forçat à Kimberley, la capitale sud-africaine du diamant. Totalement illégale, son activité l'a déjà conduite sept fois au poste de police, en l'espace de dix ans. Mais l'obstination de la grand-mère a fini par payer. Avec quelque 800 camarades mineurs, elle vient enfin, pour son plus grand bonheur, d'être légalisée.

Donald Trump l'avait promis, il sera intransigeant sur l'immigration illégale. Son ministre de la Justice applique une politique de "tolérance zéro", même si cela implique de séparer des familles. Conséquence, en 6 semaines, près de deux milles mineurs ont été séparés de leurs parents à la frontière.

Jeunes et vieux, jusqu'aux genoux dans l'eau, l'oeil allumé, ils scrutent avec application la boue au fond de la rivière. Car cette rivière vaut de l'or, au sens propre du terme. Chaque année, avec l'arrivée des beaux jours, les passionnés ratissent le lit de la rivière Kaczawa, près de Zlotoryja, dans le sud-ouest de la Pologne, à la recherche d'infimes particules dorées.

"Les meilleurs mineurs britanniques travaillent à Kellingley", assure fièrement le panneau à l'entrée du site. Les meilleurs peut-être mais surtout les derniers d'une industrie qui aura profondément marqué l'histoire économique et sociale du Royaume-Uni et vit ses ultimes moments.