Tout sur Moscou

Les autorités russes ont décidé d'expulser un diplomate belge en poste à Moscou, en représailles à une mesure semblable décidée par notre gouvernement, dans le sillage de l'empoisonnement en Angleterre de l'ex-espion russe Sergueï Skripal. Un nouveau régime de sanctions qui semble ne pas inquiéter le milieux des affaires, puisque notre pays figure parmi les pionniers de l'investissement dans ce pays.

De la neige six mois par an, d'immenses artères qu'on ne peut traverser que par de longs souterrains, et un trafic routier intense et dangereux : Moscou n'est pas une ville faite pour les vélos. Mais la municipalité, et les adeptes de la bicyclette tentent de faire évoluer les choses. Avec certains succès et de nombreux défis.

Il y a un an, Valeria Ievseïeva et son mari Alexeï ont acheté un appartement dans un petit immeuble près d'un parc de Moscou. Mais les autorités souhaitent le démolir et les reloger dans une tour, comme plusieurs centaines de milliers de Moscovites.

Les partisans d'un réchauffement diplomatique avec Moscou donnent de la voix. A l'instar de François Fillon en France ou de Donald Trump aux Etats-Unis, certains acteurs en Belgique appellent aussi à une normalisation des relations avec la Russie de Poutine.

Agence mondiale anti dopage, Comité National du Parti Démocrate américain, ou encore le géant du web Yahoo : les coups d'éclat, réels ou présumés, des hackers russes se multiplient ces derniers mois. Souvent accusés de travailler pour le Kremlin, propulsés au rang de "meilleurs hackers du monde", les cyberpirates russes opèrent avant tout... en Russie. Un phénomène qui inquiète à Moscou.

Rations, t-shirts, sacs, chaussures: les magasins Voentorg proposent plus d'une centaine d'objets aux motifs militaires. La popularité de l'armée russe va de pair avec le rôle croissant joué militairement par Moscou ces deux dernières années, entre l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée début 2014 et le lancement il y a un an, le 30 septembre 2015, de l'intervention militaire russe en Syrie.

Les autorités de la capitale russe ont décidé d'entièrement refaire cet été plus de 50 rues très fréquentées du centre historique. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre d'un gigantesque projet de 126 milliards de roubles (1,8 milliard d'euros), baptisé "Ma rue", qui vise à rénover près de 200 rues sur trois ans.

Le bâtiment datant de 1920 n'est plus qu'un tas de ruines: sous le regard atterré de manifestants opposés à sa destruction, les bulldozers ont commencé à démolir cet héritage architectural de la période constructiviste à Moscou.

La mairie de Moscou conduit depuis plusieurs années un plan d'embellissement de la ville. Les petites boutiques des rues et des souterrains de la capitale, fort appréciées des Moscovites, n'échappent pas à ce projet et sont passées de 20.000 à 7.000 ces dernières années. Un coup de balai urbain non sans conséquences sociales.