Tout sur Neckermann

Le secteur du voyage se reprend, et Neckermann s'en félicite. Le tour opérateur a recommencé ses activités le 7 juin dernier, après son rachat par CIM Capital. Et visiblement depuis, les clients sont au rendez-vous et dépensent même un peu plus que prévu. Preuve que l'activité tourne à plein régime, l'entreprise ne recourt plus du tout au chômage technique.

Bonne nouvelle pour Neckermann. Deux candidats se sont manifestés afin de reprendre le voyagiste. Il s'agit du fonds d'investissement luxembourgeois Futura Capital Fund et de la société anversoise de capital investissement Cim Capital. Les deux intéressés souhaitent reprendre la quasi-totalité des actifs et la majeure partie du personnel.

En grande difficulté, alors que les Belges ne voyagent plus, Neckermann demande une PRJ pour se mettre à l'abri de ses créanciers. Le voyagiste espère ainsi avoir un peu de répit pour trouver un soutien financier et sauver l'emploi de ses 180 collaborateurs. Neckermann regrette aujourd'hui le manque de soutien des autorités au secteur du tourisme.

Le groupe Wamos, qui a repris Neckermann en Belgique, vient de conclure un partenariat avec le tour-opérateur Sunweb. De quoi lui permettre de proposer dans ses agences et sur internet une offre similaire à celle que connaissaient les clients auparavant.

Une soixantaine de boutiques Neckermann ont rouvert leurs portes ce lundi. Reprises, il y a peu par le voyagiste espagnol Wamos, ces enseignes ont permis à près de 200 anciens travailleurs de Thomas Cook de garder leur emploi. Reste maintenant à récupérer une clientèle, ce qui ne se fera pas du jour au lendemain.

Thomas Cook Retail Belgique avait l'espoir de poursuivre son activité avec ses 500 collaborateurs. La direction avait jusqu'à aujourd'hui lundi pour trouver 5 millions d'euros.Peine perdue, les syndicats ont été informés cette fin d'après-midi: la direction de Thomas Cook Retail Belgique est à son tour obligée de déposer le bilan de l'entreprise.

Au lendemain de l'annonce de la faillite de la maison mère, Thomas Cook Belgique va enclencher une procédure en réorganisation judiciaire. A l'issue d'un conseil extraordinaire, le CEO du groupe, Jan Dekeyser, annonce la faillite de deux entités employant 75 personnes. Une faillite partielle qui permettrait de maintenir l'activité d'une troisième entité : Thomas Cook Retail Belgium.