Tout sur PS

Les gouvernements régionaux enfin formés depuis cette semaine, on devrait logiquement entrer dans la dernière phase de la mission d'information la plus longue de l'histoire belge. Mais rien ne semble réglé, loin de là.

C'est la surprise politique du jour, Pierre-Yves Jeholet, régionaliste convaincu, devient le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le libéral entend donner sous sa présidence l'impulsion de l'efficacité. Il devra pour ce faire compter sur une équipe jeune et inexpérimentée.

Libéraux et socialistes ont semble-t-il rétabli de bonnes relations et se revoient régulièrement. Certains espèrent une grande alliance en 2019 pour affronter les défis de la Wallonie et Bruxelles. Reste toutefois, une opposition forte, des valeurs et des sensibilités divergentes, mais les lignes bougent ... Alors une coalition MR - PS en 2019 , est-ce possible ?

Lundi, Elio Di Rupo a créé la surprise chez certains en annonçant qu'il ne serait pas tête de liste de à Mons aux prochaines élections communales. Un choix qui semble éminemment stratégique alors que se profilent en 2019 les élections pour l'Europe, la présidence du parti ainsi que celle du Parti des socialistes européens.

De retour de vacances, les présidents de partis francophones n'ont pas mis un terme à la crise politique. Que du contraire, ils s'y sont enfoncés, si bien que CDH et PS pourraient bien être condamnées à poursuivre ensemble.

Depuis presque deux semaines maintenant la Wallonie et Bruxelles se cherchent de nouveaux gouvernements. Objectif pour le CDH, gouverner sans le PS. Si cela s'avèrerait possible et historique au niveau gouvernemental, il ne faudrait pas oublier tous les autres lieux de pouvoir qui sont, et resteront encore longtemps, teintés de rouge.

A la surprise générale, le cdH a annoncé se retirer des majorités à Bruxelles, en Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a également appelé les autres partis à le rejoindre pour forcer le Parti Socialiste vers la sortie.

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le landerneau politique wallon. Fatigué des scandales à répétition, le cdH a appelé à des majorités sans le PS en Wallonie, à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Un appel à la recomposition a été lancé au MR, à Défi et à Ecolo par Benoit Lutgen. Alors, trahison politique ou coup de poker. A quoi cet appel peut-il mener ?

Le PS va mal, ce n'est rien de le dire. Ebranlé par les scandales à répétition, le parti socialiste est également confronté à de multiple conflits internes et à la concurrence féroce du PTB. Doit-on là y voir la fin du ère, voire les prémices de la disparition du parti comme le connaissent actuellement ses homologues français et néerlandais ?

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le landerneau politique. Selon les derniers sondages le PTB est devenu le 2ème parti de Wallonie, doublant le PS. Son discours simpliste mais proche des gens fait mouche, et cela d'autant plus dans le contexte Publifin. La Wallonie vire-t-elle à l'extrême gauche ?

Ce n'est rien de dire que l'affaire Publifin laissera des traces dans l'histoire politique wallonne. Bien mal embarqué le PS, au centre de toutes les attentions, a finalement décidé de procéder à une grande opération mains propres. Un peu tard diront certains, enfin, diront d'autres. Cela peut-il porter ses fruits, qui sera visé, qui en réchappera ?

Ryanair souffre au 3ème trimestre - Toyota aidé par le repli du yen - Publifin: le PS rentre dans le rang

Le scandale Publifin jette le malaise au sein du parti socialiste. Il met surtout son président Elio Di Rupo dans une situation délicate, en le contraignant à attaquer de front sa fédération liégeoise.

Nouveaux rebondissements ce jeudi dans l'affaire Publifin. Le ministre Paul Furlan a finalement démissionné ce jeudi. Peu après les administrateurs socialistes de Publifin lui ont emboité le pas. Publifin, un scandale qui a coûté très cher aux Wallons. Comment tout cela a-t-il été possible ?

C'est peut-être passé inaperçu et pourtant c'est loin d'être anecdotique, Charles Michel s'est clairement emparé des théories de l'économiste John Meynard Keynes en annonçant une politique d'investissements publics. Un virage stratégique non négligeable qui reçoit un écho très favorable à la gauche de l'échiquier politique.

Vendredi et samedi, le gouvernement wallon est en conclave budgétaire. Pour l'heure, les objectifs restent vagues. Plusieurs centaines de millions d'efforts seraient à réaliser. Faute de chiffres du fédéral, le conclave devrait seulement permettre de fixer les priorités de la coalition PS-cdH.