Tout sur Rio

Rio de Janeiro était le centre du monde au mois d'août, pour les premiers jeux Olympiques d'Amérique du Sud. Brésiliens et visiteurs de toute la planète sont venus assister aux compétitions des 206 délégations - dont la première équipe olympique de réfugiés - dans la Ville Merveilleuse. Mais au-delà des médailles et records ces jeux ont eu leur lot de problèmes et scandales.

Alors que les meilleurs nageurs américains, européens et australiens peaufinent leur préparation dans des stages pré-olympiques organisés par leurs puissantes fédérations nationales, certains nageurs de petits pays se préparent en solo. C'est le cas de Azad Al-Barazi, qui défendra à Rio les couleurs de la Syrie.

Détentrice de tous les records nationaux du 800 m au 10.000 m, l'athlète albanaise Luiza Gega se prépare comme et où elle peut au 3.000 m steeple des Jeux olympiques de Rio de Janeiro. Le stade où elle s'entraînait depuis des années, le seul de Tirana ayant une piste d'athlétisme, est en reconstruction à un mois des JO.

Ils rêvent certes de décrocher une médaille mais pour les athlètes syriens les JO de Rio (5-21 août) permettront surtout d'offrir un rayon de soleil à leur peuple qui subit depuis cinq ans une guerre ayant fait plus de 280.000 morts.

A 26 ans, Pavlos Kontides est le principal espoir olympique de Chypre pour les JO de Rio en août prochain. Ce passionné de voile est l'unique chypriote dans l'histoire à avoir jamais gagné une médaille olympique.

Le président du CIO, Thomas Bach, l'a annoncé lors d'une visite dans un camp de migrants à Athènes, en janvier dernier : il y aura une équipe de réfugiés aux prochains jeux Olympiques pour "envoyer un message d'espoir à tous les réfugiés du monde". A une quarantaine de kilomètres de Nairobi, des réfugiés s'entraînent ainsi aux côtés d'athlètes kenyans pour les JO de Rio, du 5 au 21 août prochain.

La Vila autodromo était une favela tranquille située au bord du parc olympique dans la zone ouest de Rio. Avec les travaux de préparation des Jeux, 3.000 habitants ont été contraints de la quitter et ont été relogés par les autorités, mais une trentaine de familles résistent toujours dans l'espoir d'y rester.