Tout sur sanctions

L'Union européenne propose un 6ème paquet de sanctions à l'encontre de la Russie. Depuis le début de l'invasion, l'Europe a payé 20 milliards d'euros à la Russie pour l'achat de pétrole. Cet argent permet à Poutine de maintenir l'économie de son pays, malgré les sanctions précédentes. Le coeur de ce 6ème paquet de sanctions est donc l'interdiction d'importer des produits pétroliers russes.

Les 27 ministres des finances de l'Union européenne étaient réunis ce mardi au Luxembourg pour un conseil des affaires économiques et financières. Un conseil presque exclusivement consacré à l'Ukraine et la situation économique découlant de la guerre. De nouvelles sanctions ont été envisagées. La Commission européenne a soumis, dans la foulée, une proposition de sanctions comportants 6 piliers.

Le Conseil, la Commission et le Parlement européen sont parvenus à un accord sur la législation sur les marchés numériques. Aussi appelée DMA, cette législation définit des règles claires pour les grandes plateformes en ligne afin d'éviter tout monopole. Et si les géants du web enfreignent ces règles, ils s'exposent à de lourdes amendes et sanctions.

Les dirigeants européens sont réunis ces jeudi et vendredi en sommet à Bruxelles. Au programme des discussions : le conflit ukrainien et l'énergie. Joe Biden, Boris Johnson, Justin Trudeau et Fumio Kishida seront également présents pour ce sommet européen exceptionnel. L'Europe et ses alliés veulent ainsi mettre en avant l'unité transatlantique et adresser un message fort à la Russie.

Les entreprises européennes soutiennent les sanctions contre la Russie. C'est en tous cas ce qu'a déclaré BusinessEurope, le porte-parole des entreprises privées européennes. BusinessEurope met également des propositions sur la table pour accroître notre indépendance en matière d'énergie et de matières premières.

Après une nouvelle série de sanctions occidentales ce week-end, l'isolement économique de la Russie pèse lourd sur la monnaie nationale. Le rouble s'est effondré de près de 30% par rapport au dernier taux officiel, avant l'invasion de l'Ukraine

Les réactions internationales portent toutes le même nom: sanctions économiques. L'objectif commun de ces sanctions est d'empêcher la Russie de faire des affaires en dollars, en euros ou même en Yen et ainsi de prendre part à l'économie mondiale.

Les réactions internationales à l'annonce de Vladimir Poutine n'ont pas traînées. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l'Union Européenne, tout comme l'OTAN, dénoncent la reconnaissance des régions séparatistes qu'ils qualifient de violation flagrante du droit international. Les sanctions, annoncées ce lundi restent très ciblées, pour ne pas dire légères

L'Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de tourner la page du conflit, et de se donner le temps de parvenir à une solution de long terme. En attendant, les sanctions douanières que chacun s'infligeait sont suspendues pour 5 ans

En Europe, pour le même travail, une femme gagne en moyenne 14% de moins qu'un homme. Une situation aggravée par le manque d'information et de transparence sur les salaires pratiqués dans les entreprises. La Commission européenne veut en finir avec ce qu'elle estime être une source d'inégalité.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a décidé de mettre fin aux dérogations permettant à huit pays d'acheter du pétrole iranien. Il entend de la sorte "porter à zéro les exportations" de brut de Téhéran. La Chine qui fait partie des pays visés par cette mesure a vivement réagi.

La situation s'enlise entre la Turquie et les Etats-Unis. Ce vendredi au sortir d'une réunion avec le Président Trump, le secrétaire du trésor américain Steve Munchin s'est dit prêt à de nouvelles sanctions si le pasteur américain Andrew Brunson n'était pas libéré. De son côté la lire turque