Tout sur syndicats

Des chauffeurs qui sont mis à l'honneur ce jeudi par la Febetra, la fédération belge des transporteurs et prestataires de services logistiques.

Des chants et de la pluie devant les portes d'AG Assurance à Charleroi. Le front commun syndical dénonce d'abord une charge de travail qu'il juge insoutenable dans le département PPE, Particuliers et Petites Entreprises. L'autre sujet de discorde c'est le cadre pour le télétravail dans le groupe.

Plusieurs centaines d'aide-ménagères quittent le lieu de rendez-vous gare du Nord à Bruxelles pour se diriger vers le siège de Federgon, la fédération qui représente les employeurs du secteur des titres-services. Les syndicats réclament de l'argent pour couvrir les frais de déplacement des aide-ménagères. Le secteur paie 13 centimes par kilomètre, les manifestantes espèrent 37 centimes.

On le sait la crise actuelle a beaucoup profité à la grande distribution. Les bénéfices du commerce alimentaire ont ainsi plus que doublé l'an dernier. Le personnel réclame donc sa juste part après les efforts fournis. Les discussions avec le banc patronal patinent néanmoins. En cas d'échec des actions sont à prévoir.

Les syndicats de police ont mené une action en front commun aux entrées des aéroports de Zaventem et de Charleroi. Ils aspirent à une reconnaisance de leur travail et réclament une revalorisation salariale. Pour l'instant, leurs demandes restent lettre morte auprès du gouvernement.

Incompréhension, lassitude... les représentants syndicaux ne cachent pas leur désarroi à une semaine de l'annonce de la fermeture d'ici 2022 du site Logistics de Nivelles. A la catastrophe sociale vient désormais s'ajouter une menace de catastrophe sanitaire

Selon la FGTB, il étaient 15.000 personnes à manifester à Bruxelles. 7000 selon la police.... En tout cas, pétards et fumigènes accompagnaient un vaste cortège rouge vif, venu demander la réforme de la loi de 1996. Pour la FGTB, la pandémie a en effet montré à quel point la loi, qui impose une norme commune, était déconnectée de la réalité en 2021.

Il y a près de 6 mois, l'enseigne française Pimkie déposait le bilan en Belgique, laissant l'ensemble des employés sur le carreau. Et pourtant, 3 mois plus tard, un nouveau magasin ouvrait ses portes à La Panne. Aujourd'hui, les syndicats se penchent sur la validité juridique de cette ouverture et comptent bien faire toute la lumière sur cette affaire.

A la veille du 1er mai, les oppositions entre patrons et syndicats restent prononcées pour l'élaboration de l'accord interprofessionnel 2021-2022. Les représentations patronales et syndicales n'ont pas réussi à trouver un accord sur la hausse des salaires. Des dissensions qui se répercutent sur la coalition gouvernementale Vivaldi.

Le secteur non-marchand bruxellois a fait entendre sa voix ce jeudi afin d'obtenir une revalorisation salariale de 6%, des embauches, des jours de congé supplémentaires et des fins de carrière tenables. Autant de points qui sont actuellement sur la table des négociations avec le gouvernement bruxellois mais pour lesquels le budget n'est visiblement pas suffisant.

A peine un an après sa dernière restructuration, Bekaert annonce la fermeture de ses activités à Ingelmunster et des réductions d'emplois à Zwevegem. Au total 160 emplois sont menacés. Un coup dur pour les travailleurs, en pleine crise du Coronavirus et juste avant les fêtes de fin d'année.

Ces images d'élections sociales prises avant la pandémie ne se répéteront pas beaucoup cette année. Les partenaires sociaux ont pris des mesures pour faciliter le vote à distance, par voie électronique ou postale. Malgré ces obstacles, le taux de participation devrait être bon, estime Randstad qui se base sur son dernier sondage: globalement les syndicats gardent la confiance du personnel.

Les pertes d'emploi chez Ryanair ont encore été revues à la hausse. La compagnie aérienne low cost a en effet annoncé hier son attention de supprimer 266 emplois, soit la moitié de son effectif en Belgique. Une nouvelle qui fait grincer les dents des syndicats qui dénoncent le mépris de Ryanair vis-à-vis de la législation belge et européenne en matière de restructuration.

L'avenir s'assombrit à nouveau pour l'ancienne chaîne de magasins Blokker. Reprise en début d'année par Dirk Bron et rebaptisée Mega World, l'enseigne va demander à la justice la protection contre ses créanciers. La nouvelle a été annoncée ce lundi lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire. Pour le personnel, c'est la stupéfaction.

C'est un document de sept pages que les partenaires sociaux, membres du Groupe des 10, ont rédigé. Exceptionnel. Syndicats et employeurs parlent d'une seule voix. Ils réclament d'abord un cadre clair et stable pour organiser le travail durant la pandémie de Coronavirus. Mais le plus gros chapitre du texte, c'est la demande d'un plan de relance ambitieux.

Le tribunal de commerce de Lille a trouvé un repreneur pour 511 des 634 magasins de l'enseigne de prêt-à-porter française Camaïeu. Plus de 2.600 emplois sur 3.100 sont ainsi sauvés. En revanche, en Belgique, rien n'est acquis. Une PRJ pourrait être prononcée cette semaine. Cette procédure de réorganisation judiciaire devrait permettre la recherche d'un repreneur pour sauver les 25 magasins de la filiale belge et ses 130 travailleurs.