Tout sur Taux d'intérêt

Les yeux étaient aujourd'hui tous rivés sur l'indice des prix à la consommation aux États-Unis. Sur un an, le CPI a atteint les 8,3% en avril, contre 8,5% en mars dernier. Malgré ce timide ralentissement, l'inflation galopante reste tout de même une préoccupation outre-Atlantique.

La Banque centrale européenne continue de temporiser. L'institution ne touche donc pas à ses taux, qui restent au plus bas. Les achats d'actifs, lancés pour faire face aux conséquences de la pandémie, vont par contre bien s'arrêter fin mars

La livre turque n'en finit plus de couler. Hier encore, la devise nationale perdait 15%, à près de 13,50 livres pour un dollar. Un niveau historiquement bas, qui intervient alors que le président, Recep Tayyip Erdogan, continue de faire pression sur la banque centrale turque, pour qu'elle baisse les taux d'intérêt.

La Réserve fédérale a décidé de réduire progressivement son soutien monétaire à l'économie américaine. La Fed va donc réduire ses achats d'actifs de 15 milliards de dollars par mois, passant ainsi de 120 milliards à 105 milliards de dollars au mois de novembre.

Les économistes d'ING prévoient une forte croissance un peu partout dans le monde cette année. Elle devrait atteindre 8% en Chine, 7% aux États-Unis et 4,5% en Belgique ainsi que dans la zone euro. Autre bonne nouvelle, d'après la banque, le tsunami redouté de faillites et de pertes d'emplois a peu de chance de se produire. Cependant, il existe un risque inflationniste structurelle. Même si celui-ci est plus préoccupant aux États-Unis que dans la zone euro.

Le président de la Réserve fédérale américaine a rassuré les marchés. Auditionné hier soir par les parlementaires américains, Jerome Powell a assuré qu'il continuerait à donner la priorité absolue à l'amélioration du marché du travail. S'agissant de la poussée inflationniste, il a une nouvelle fois considéré qu'elle n'était que temporaire.

Après avoir perdu 40% de sa valeur l'année dernière le Bel 20 retrouve son niveau d'avant-pandémie et a dépassé toutes les pertes liées à la crise sanitaire. Avec toutefois un peu de retard par rapport aux autres indices européens.

La hausse rapide du coût des matières premières a entraîné une augmentation plus importante que prévu des prix à la production en Chine. Une hausse rapide qui a alimenté ce mardi les inquiétudes concernant une inflation non maîtrisée qui pourrait avoir un impact mondial. Il faut dire que la Chine est le plus grand exportateur au monde.

La Fed n'a pas surpris hier soir. Comme prévu, les vannes restent grand ouvertes pour soutenir la reprise économique et l'emploi. Si Jerome Powell s'est montré plus optimiste quant aux perspectives économiques, il n'a pas encore donné de signal ou de timing concernant un éventuel resserrement monétaire.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré qu'un an après le début de la pandémie mondiale, les pires résultats économiques avaient été évités grâce au soutien agressif des autorités fiscales et de la Fed. Qui comptent poursuivre sur leur lancée.

La Réserve fédérale américaine a dévoilé ce jeudi sa nouvelle stratégie. Désormais, la banque centrale américaine cherchera à atteindre une inflation de 2% en moyenne. Une façon de compenser les périodes d'inflation inférieure à ce seuil mais également de ramener les États-Unis au plein emploi.

Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, s'est montré rassurant lors d'un discours très attendu ce jeudi. Selon lui la banque centrale japonaise a les moyens de mettre en place des mesures de relance économique si nécessaire